Jacques Schwarz-Bart présente « Resistance », son nouvel album en trio, au Sunset à Paris
« Resistance », le nouvel album du saxophoniste guadeloupéen enregistré en trio sans piano ni guitare, prend vie sur la scène du Sunset, rue des Lombards, les jeudi 15, vendredi 16 et samedi 17 octobre, avec Reggie Washington et, selon les soirs, Arnaud Dolmen ou Dylan Choisi.
Le saxophoniste guadeloupéen Jacques Schwarz-Bart pose ses valises au Sunset, le club de jazz de la rue des Lombards, à Paris, les jeudi 15, vendredi 16 et samedi 17 octobre. Trois soirées pour présenter « Resistance », son nouvel album en trio, sorti le 28 août chez Quai Son Records, dans le cadre du festival Jazz sur Seine.
Pour ce disque, Jacques Schwarz-Bart a choisi une formule dépouillée : saxophone ténor, contrebasse et batterie. Pas de piano, pas de guitare. « Les instruments harmoniques enferment souvent les improvisateurs dans un cadre d’accords prédéterminé. Leur absence ouvre un espace de folie supplémentaire », explique-t-il. À ses côtés, deux complices de plus de vingt ans : le contrebassiste new-yorkais Reggie Washington, passé par les groupes de Steve Coleman, Branford Marsalis et Cassandra Wilson, et le batteur Arnaud Dolmen, d’origine guadeloupéenne, révélation des Victoires du Jazz en 2022, une première pour un artiste des Outre-mer, puis meilleur instrumentiste en 2025.
Les dix titres ont été enregistrés en une journée, le 3 février 2026, au studio Quai Son, à Perthes (Seine-et-Marne). Le label décrit une musique « quelque part entre gwoka, biguine et jazz ». Premier extrait dévoilé au printemps, le morceau-titre donne le ton :
Un album de filiation
Installé à Boston, où il enseigne au Berklee College of Music, Jacques Schwarz-Bart présente « Resistance » comme sa réponse au retour de l’autoritarisme dans les démocraties occidentales : transformer l’inquiétude en sérénité. « La musique, c’est notre superpower », résume-t-il.
Le titre renvoie aussi à son histoire familiale. Son père, l’écrivain André Schwarz-Bart, s’était engagé adolescent dans la Résistance ; avec Simone Schwarz-Bart, il a écrit « La Mulâtresse Solitude », consacré à la figure guadeloupéenne de la résistance à l’esclavage. Le disque prolonge ce fil : « Song for Abraham S. » est dédié à son père, « Ezra » à son fils, « Sarah » à la cinéaste Sarah Maldoror et « Maya » à la poétesse Maya Angelou. « Konk a Lambi » salue la conque, signal ancestral des Caraïbes, « Neg Mawon » le marronnage, et « Monte Pli Ho » (« s’élever », en créole) est chanté en bouladjel par Arnaud Dolmen.
Du gwoka jazz à Harlem
Né en Guadeloupe, Jacques Schwarz-Bart a joué avec Roy Hargrove, D’Angelo, Erykah Badu ou Meshell Ndegeocello. Il est l’un des pionniers du gwoka jazz, avec la série « Soné Ka-La », et a signé « Jazz Racine Haïti » en 2014, « Hazzan » en 2018 et « The Harlem Suite » en 2023. Pour mesurer le chemin parcouru, voici « Jazz Racine Haïti » :
Avant Paris, le saxophoniste a joué « Resistance » chez lui : le samedi 3 octobre, il a ouvert la saison 2026-2027 de L’Artchipel, la scène nationale de Guadeloupe, à Basse-Terre, avec Dylan Choisi à la batterie, Vyctor Nyberg à la contrebasse et Luan Pommier au chant.
Infos pratiques
Jacques Schwarz-Bart joue « Resistance » au Sunset (60 rue des Lombards, Paris 1er) les jeudi 15, vendredi 16 et samedi 17 octobre 2026, dans le cadre de Jazz sur Seine : avec Arnaud Dolmen et Reggie Washington le 15, puis avec Dylan Choisi et Reggie Washington les 16 et 17.
L’album « Resistance » (Quai Son Records) est disponible depuis le 28 août 2026.



